Des Horaires Réglementaires
By Antoine

De la diane du petit matin à la retraite du soir, piquet et garde de police, corvées de bois ou de propreté, "nettoiement des armes", appels, repas, exercices, manoeuvres et théorie ne laissent guère de place à l'oisiveté.

En reconstitution, les membres du 85e s'efforcent de respecter ces horaires tout en les adaptant aux contraintes et aux impératifs des organisateurs de chaque événement.

Horaires réglementaires
7h00 (de septembre à mars)
6h00 (le reste de l'année)
le signal du réveil est donné par un coup de canon, ou tout autre signal, puis la diane est battue par le tambour de la garde de police.
7h30 le tambour de police bat trois roulements. Les soldats se rassemblent pour l'appel, sans armes et en tenue de service.
8h00 le tambour de police bat la breloque, qui signale la corvée de propreté. Cette activité est surveillée par le lieutenant de la garde de police. Les caporaux de semaine font balayer les rues du camp par les hommes de corvée.
8h30 le tambour de police bat le rappel aux tambours (dans certains régiments, cette batterie consiste en une breloque suivie d'un rappel). Ces derniers sont alors inspectés par le tambour-major qui veille en particulier à la manière dont sont remontées et nettoyées les caisses.
9h00 les tambours battent la garde (l'assemblée). Les sergents de semaine réunissent les caporaux et soldats désignés de garde et de piquet et les présentent à l'inspection des officiers de semaine. L'attention de ces derniers se porte particulièrement sur les armes et les munitions.
9h30 le tambour de police bat deux roulements pour l'inspection par le sergent de semaine.
10h00 le tambour de police bat un roulement de la soupe.
10h30 le tambour de police bat trois roulements pour l'inspection par les officiers de semaine.
11h30 menés par le tambour-major, tous les tambours se rendent au poste de garde de manière à s'y trouver à 11h30. Cinquante pas avant leur arrivée, ils battent aux champs. Les gardes et le piquet montants se réunissent. Après inspection, les gardes défilent puis prennent la relève. Les tambours regagnent leurs quartiers.
12h00 le tambour bat trois roulements. Les soldats se réunissent our l'appel, en uniforme, en armes et sac au dos.

Entre 12h00 et 16h00 ou 17h00, les soldats participent à l'exercice ou à la théorie. Les tambours assistent à l'école du tambour sous les ordres du caporal-tambour et la surveillance du tambour-major.

16h00 en hiver,
17h00 en été
le tambour de police bat le roulement de la soupe.
19h30 le tambour de police bat le rappel aux tambours. Le tambour-major et les tambours, caisse sur le dos, se rendent sur la place d'armes.
20h00 les tambours battent la retraite. le camp est "fermé".
Aussitôt après la retraite le tambour bat l'ordre. Les officiers de service et les caporaux de service pour la nuit se réunissent sur le front de bandière en cercle afin que le mot d'ordre leur soit communiqué. La garde de police fournit les hommes nécessaires pour former un cercle extérieur.
20h30 le tambour bat trois roulements. Les soldats se réunissent pour l'appel, sans armes.
22h00 roulement du tambour de police pour l'extinction des feux. Le sergent de police passe chez les vivandiers pour y ordonner aux sous-officiers et aux soldats de rejoindre leurs quartiers et vérifier l'extinction des feux de cuisine.

* Le mot d'ordre est un code composé de deux mots qui varient quotidiennement. Il est communiqué aux gardes, patrouilles, rondes et détachements en reconnaissance comme moyen de se distinguer de l'ennemi et d'éviter les « surprises ».

Le mot d'ordre se compose de deux noms : le premier est appelé mot d'ordre, le second mot de ralliement. Le mot d'ordre, généralement le nom d'une bataille ou d'une personnage historique célèbre, est prononcé à voix haute par la sentinelle ou la soldat se trouvant en présence d'un inconnu. Ce dernier doit alors prononcer le mot de ralliement, le plus souvent le nom d'une vertu, avant d'être invité à s'avancer.
Le commandant de l'armée arrête une liste de mots d'ordre et de ralliement, généralement pour une période d'un mois. Elle est adressée cachetée en suivant la voix hiérarchique à l'état-major du régiment.


Sources : Bardin, Étienne Alexandre, Manuel d'infanterie, Paris, Magimel, Paris, 1807, réed. 1811, 1813.