Refrain:
Aux armes, citoyens!
Formez vos bataillons!
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons!
Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés? (Bis)
Français! Pour nous, ah! Quel outrage!
Quels transports il doit exciter!
C'est nous qu'on ose méditer
de rendre à l'antique esclavage
Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Epargnez ces tristes victimes
A regret s'armant contre nous (Bis)
Mais ses despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillés
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!
Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs!
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs! (Bis)
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents!
Que les ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!
Veillons au salut de L'empire
Bien que Napoléon l'ait adopté, cet hymne célèbre a été composé en
1791 sur une romance de Delayrac, extraite d'un opéra-comique.
Veillons au salut de l'Empire
Veillons au maintient de nos droits
Si se despotisme conspire
Conspirons le perte des rois.
Refrain
Liberté. Que tout mortel te rende hommage.
Tyrans tremblez vous allez expier vos forfaits
Plutôt la mort que l'esclavage
C'est la devisé des Français.
Du salut de notre Patrie
Dépend celui de l'univers
Si jamais elle est asservie
Tous les peuples sont dans les fers....
Ennemis de la Tyrannie
paraissez tous, armez vos bras!
Du fond de l'Europe avilie
Marchez avec nous au combat.
Dernier refrain
Liberté que ton nom sacré nous rallie.
Poursuivons le tyrans, punissons leurs forfaits
Nous servons la même Patrie
Les hommes libres sont Français.
Elle aime à rire, elle aime à boire; ou: Fanchon
La légende attribue cette chanson à la verve du général Lasalle, qui
l'aurait créée à la table du Premier Consul le soir de la bataille de
Marengo, le 14 juin 1800. Le poulet à la Marengo, invité aussi, dit-on, ce
jour là, l'inspira sans doute!
En réalité, on ignore quel est l'auteur des paroles de cette chanson a boire
qui, faisant partie du répertoire militaire dès avant l'époque de Napoléon,
fut largement répandue jusqu'au fond des campagnes Françaises par les soldats
libérés ou en permission, heureux d'y boire et d'y chanter à la santé de
"l'aimable Fanchon" de leur village:
Ami il faut faire une pause.
J'aperçois l'ombre d'un bouchon.
Buvons à l'aimable Fanchon.
Chantons pour elle quelque chose.
Refrain:
Ah! Que son entretien est doux!
Qu'elle a de mérite et de gloire.
Elle aime à rire, elle aime à boire,
Elle aime à chanter comme nous.
Oui, comme nous!
Fanchon préfère la grillade.
A d'autres mets plus délicats.
Son teint prend un nouvel éclat.
Quand on lui verse une rasade.
Fanchon quoique bonne chrétienne
Fut baptisé avec du vin.
Un Bourguignon fut son parrain
Une Bretonne sa marraine.
Si quelquefois elle est cruelle.
C'est quand on lui parle d'amour.
Mais moi je ne lui fais la cour.
Que pour m'enivrer avec elle.
Un jour, le voisin La Grenade.
Voulut lui prendre le corset
Elle riposta d'un soufflet
Sur le museau du camarade.
Adieu des Chasseurs à Cheval de la Garde Impérial aux Lanciers Polonais
Dans la froide Scandinavie
du héros retentit le nom.
Soudain la Pologne asservie
Se lève pour Napoléon.
Il avait brisé les entraves.
De ce peuple ami des Français.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers Polonais.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers Polonais.
Sans regrets, quittant leur patrie,
pour Napoléon, ces guerriers.
Vont jusqu'aux champs d'Ibérie,
cueillir des moissons de lauriers.
Partout où l'honneur les appelle,
ils veulent tenter des hauts faits.
Et partout la gloire est fidèle
aux braves lanciers Polonais.
Et la France, au rang de ses braves
Compta les lanciers Polonais.
Quand la fortune trop volage,
quand la plus noire des trahisons.
Ensemble ont trompé le courage
de notre grand Napoléon,
il fit, en disposant les armes
de touchant adieux aux Français.
Et l'on vit répandre des larmes
Aux braves lanciers Polonais.
Et l'on vit répandre des larmes
Aux braves lanciers Polonais.
Napoléon, l'âme attendrie,
l'eus dit dans ce cruel moment:
"Retournes dans votre patrie,
allez, je vous rends vos serments".
Il croyait dans son triste asile
n'être suivi que de Français,
mais il retrouva dans son île
Encore des lanciers Polonais
mais il retrouva dans son île
Encore des lanciers Polonais.
Vous, qu'a nos nobles journées
La gloire a fait participer,
Polonais, de vos destinées,
le ciel doit enfin s'occuper.
Mais fusiez-vous dans les alarmes,
amis nous n'oublierons jamais
que nous avions pour frères d'armes
les braves lanciers Polonais;
que nous avions pour frères d'armes
les braves lanciers Polonais.
En passant par la Lorraine
En passant par la Lorraine
Avec mes sabots (deux fois)
Rencontrai trois capitaines
avec mes sabots dondaine
Oh! Oh! Oh!
Avec mes sabots
Rencontrai trois capitaines
Avec mes sabots (deux fois)
Ils m'ont appelée : Vilaine!
avec mes sabots dondaine
Oh! Oh! Oh!
Avec mes sabots
Ils m'ont appelée : Vilaine!
Avec mes sabots (deux fois)
je ne suis pas si vilaine..........
Je ne suis pas si vilaine..........
Puisque le fils du rois m'aime..........
Puisque le fils du rois m'aime..........
Il m'a donne pour itienne..........
Il m'a donne pour itienne..........
Un bouquet de marjolaine..........
Un bouquet de marjolaine..........
Je l'ai plante sur la plaine........
Je l'ai plante sur la plaine..........
S'il fleurit, je serai reine.......
S'il fleurit, je serai reine..........
S'il y meurt, je perds ma peine......
Auprès de ma blonde
le que nous la connaissions, la chanson n'apparaît
qu'en 1704, sous le titre "le prisonnier de Hollande", ce qui laisse
supposer qu'elle fut écrite à l'époque de la guerre de Hollande, qui opposa
les Pays-Bas à Louis XIV.
Dès son origine, cette chanson de marche eut une immense popularité auprès
des fantassins qui, de la bataille de Denain, en 1712, à l'entrée dans
Tananarive, en 1895, et jusque dans les tranchées de la Grande Guerre, avancèrent
hardiment à son rythme. Ils l'ont répandue, avec des variantes portant surtout
sur les noms de lieux, dans toute la France, en Suisse et au Canada. Son air,
gai et tendre, est plus ancien que les paroles et pourrait remonter au début du
XVIe siècle
Au jardin de mon père,
Les lilas sont fleuris;
Au jardin de mon père,
Les lilas sont fleuris;
Tous les oiseaux du monde
Y viennent faire leur nid.
Refrain:
Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon, fait bon, fait bon,
Auprès de ma blonde
Qu'il fait bon dormir.
Tous les oiseaux du monde
Y viennent faire leur nid.
Tous les oiseaux du monde
Y viennent faire leur nid.
La caille, la tourterelle
et la jolie perdrix.
La caille, la tourterelle
et la jolie perdrix.
La caille, la tourterelle
et la jolie perdrix.
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit.
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit.
Qui chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari
Qui chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari.
Qui chante pour les filles
Qui n'ont pas de mari.
Pour moi ne chante guère
car j'en ai un joli.
Pour moi ne chante guère
car j'en ai un joli.
Pour moi ne chante guère
car j'en ai un joli.
Dit-nous donc, la Belle
Où est donc votre mari?
Dit-nous donc, la Belle
Où est donc votre mari?
Dit-nous donc, la Belle
Où est donc votre mari?
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris.
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris.
Il est dans la Hollande
Les Hollandais l'ont pris.
Que donneriez-vous, Belle
pour avoir votre marie?
Que donneriez-vous, Belle
pour avoir votre marie?
Que donneriez-vous, Belle
pour avoir votre marie?
Je donnerais Versailles
Paris et Saint-Denis,
Je donnerais Versailles
Paris et Saint-Denis,
Je donnerais Versailles
Paris et Saint-Denis,
Les tours de Nôtre-Dame,
Et l'clocher d'mon pays,
Les tours de Notre-Dame,
Et l'clocher d'mon pays,
Les tours de Notre-Dame,
Et l'clocher d'mon pays,
Et ma jolie colombe
Qui chante jour et nuit
Sur la route de Dijon
Sur la route de Dijon
la belle digue di
la belle digue don.
Sur la route de Dijon,
la belle digue di
la belle digue don.
Il y avait une fontaine
La digue dondaine
Il y avait une fontaine
aux oiseaux, aux oiseaux.
Près d'elle un joli tendron
la belle digue di
la belle digue don.
Près d'elle un joli tendron
la belle digue di
la belle digue don.
Pleurait comme une Madeleine
la digue dondaine
Pleurait comme une Madeleine
Aux oiseaux, aux oiseaux.
Vint passer un bataillon
la belle digue di
la belle digue don.
Vint passer un bataillon
la belle digue di
la belle digue don.
Qui chantait a perdre haleine
la digue dondaine..........
Belle comment est vous nomme-t-on?
la belle digue di
la belle digue don.
Belle comment est vous nomme-t-on?
la belle digue di
la belle digue don.
On me nomme Marjolaine
la digue dondaine..........
Marjolaine c'est un doux nom
la belle digue di
la belle digue don.
Marjolaine c'est un doux nom
la belle digue di
la belle digue don.
S'écria le capitaine
La digue dondaine..........
Marjolaine, qu'avez-vous donc?
la belle digue di
la belle digue don.
Marjolaine, qu'avez-vous donc?
la belle digue di
la belle digue don.
Messieurs j'ai beaucoup de peine
La digue dondaine..........
Parait que tout le bataillon
la belle digue di
la belle digue don.
Parait que tout le bataillon
la belle digue di
la belle digue don.
Consola la Marjolaine
La digue dondaine..........
Quand vous pass'rez par Dijon
la belle digue di
la belle digue don.
Quand vous pass'rez par Dijon
la belle digue di
la belle digue don.
Allez boire á la fontaine
la digue dondaine..........
Cadet Rouselle
Les soldats de la Révolution sont les pères de Cadet Rouselle. Si la
Marseillaise et le Chant du Départ exaltent leur patriotisme, le personnage
fantasque et attendrissant de Cadet Rouselle les distrait des privations
quotidiennes de leur vie de soldats. Comme eux, Cadet Rouselle est mal loti;
c'est un "Cadet", un bidasse. Qui plus est, c'est un "roussel",
un rouquin. C'est d'eux-mêmes que se moquent les soldats avec ce
sobriquet.
Refrain:
Ah ah ah oui vraiment
Cadet Rouselle est bon enfant
Cadet Rouselle a trois maisons
qui n'ont ni poutres ni chevrons:
c'est pour loger les hirondelles!
Que direz-vous de Cadet Rouselle?
Cadet Rouselle a trois habits,
Deux jaunes, l'autre en papier gris:
Il met celui-là quand il gèle.
Ou quand il pleut et quand il grêle.
Cadet Rouselle a trois chapeaux,
les deus ronds ne sont pas très beaux.
Et le troisième est à deux cornes.
De sa tête il a pris la forme.
Cadet Rouselle a trois beaux yeux,
l'un regarde à Caen, l'autre à Bayeux:
Comme il n'a pas le vue bien nette,
le troisième c'est al lorgnette.
Cadet Rouselle a une épée,
Très longue, mais toute rouillée:
On dit qu'elle est encore pucelle,
c'est pour faire peur aux hirondelles.
Cadet Rouselle a trois souliers,
il en met deux à ses deux pieds:
le troisième n'a pas de semelle
il s'en sert pour chausser la belle.
Cadet Rouselle a trois cheveux,
deux pour la face, un pour la queue,
Et quand il va voir sa maîtresse,
il les met tous les trois en tresse.
Cadet Rouselle a trois garçons,
l'un est voleur, l'autre est fripon:
Le troisième est un peu ficelle
Il ressemble à Cadet Rouselle.
Cadet Rouselle a trois gros chiens,
l'un court au lièvre, l'autre au lapin:
le troisième s'enfuit quand on l'appelle,
comme le chien de Jean de Nivelle
Cadet Rouselle a trois beaux chats
qui n'attrapent jamais les rats:
le troisième n'a pas de prunelle,
Il monte au grenier sans chandelle.
Cadet Rouselle a marié
Ses trois filles dans trois quartiers:
Les deux premières ne sont pas belles,
la troisième n'a pas de cervelle.
Cadet Rouselle a trois deniers,
c'est pour payer ses créanciers:
quand il a montré ses ressources,
Il les remet dans sa bourse.
Cadet Rouselle ne mourra pas,
car avant de sauter le pas:
On dit qu'il apprend l'orthographe,
pour faire lui-même son épitaphe.
Malbrough s'en va-t-en guerre
L'essentiel de la carrière militaire du duc de Marlborough fut
consacrée à lutter contre la France. C'est pourquoi les Français trouvèrent
plaisant de raconter sur un ton parodique sa mort et son enterrement.
Les paroles en effet dateraient de la bataille de Malplaquet (1709), où
Marlborough battit les troupes Françaises..... le bruit courut, en pleine
bataille, qu'il venait d'être tué. Il est certain que, durant des années, les
soldats Français souhaitèrent la mort de cet ennemi toujours vainqueur et se
donnèrent courage en la célébrant.
Malbrough s'en va-t-en guerre.
Mironton ton ton mirontaine.
Malbrough s'en va-t-en guerre.
Ne sait quand reviendra (bis)
Il reviendra-z-à Pâques
Ou à la Trinité.
La Trinité se passe
Malbrough ne revient pas.
Madame à sa tour monte.
Si haut qu'elle peut monter.
Elle aperçoit son page
Tout de noir habillé.
Beau page ah! Mon beau page.
Quelles nouvelles apportez?
Aux nouvelles que j'apporte,
vos beaux yeux vont pleurer.
Quittez vos habits roses.
Et vos satins brochés.
Monsieur Malbrough est mort,
est mort et enterré.
Je l'ai vu porte-z-en terre.
Par quatre-z-officiers:
L'un portait sa cuirasse.
L'autre son bouclier.
L'un portait son grand sabre.
Et l'autre rien portait.
Sur la plus haute branche.
Le rossignol chanta.
On vit voler son âme
A travers leur lauriers.
La prise de Sedan
Vous sortirez tambours battants
mèches allumées, drapeaux volants
mais la garnison de Sedan
sera prisonnière
comme on dit de guerre
c'est ainsi qu'agit dans l'honneur
le Français quand il est vainqueur.
Ah gouverneur soyez content
d'en sortir aussi librement.
Je connais bien assurément
votre grand courage
dans tous ce ravage
et l'on ne saurait trop louer
vos soldats et vos officiers.
Bien que je sois votre vainqueur
je vous accorde tout honneur
vous pourrez dire a l'Empereur
que la République
ne met en pratique
que la gloire et la probité
pour soutenir la liberté.
Les Dragons de Noailles
Ils ont traversé le Rhin;
avec monsieur de Turenne.
Au son des fifres et tambourines,
ils ont traversé le Rhin.
Refrain:
Lon lon la, laissez les passer.
Les Français sont dans la Lorraine.
Lon lon la, laisser les passer
ils ont eu du mal assez.
Ils ont incendié Coblentz,
Les fiers dragons de Noailles,
Et pillé le Palatinat.
Ils ont incendié Coblentz.
Ils ont fait tous les chemins.
D'Anjou, d'Artois et du Maine.
Ils n'ont jamais eu peur de rein,
ils ont traversé le Rhin.
Ils ont pavoise Paris,
Les fiers Dragons de Noailles.
Avec les trophées ennemis,
ils ont pavoise Paris.
Trois jeunes tambours
Cette chanson de marche figure au répertoire militaire depuis la bataille de Fontenoy (1745), où la France battit les
Anglais, alliés de Marie-Thérèse d'Autriche.
Trois jeunes tambours
s'en revenaient de guerreBis
nelle:
Et ri et ran
ran-pa-ta plan
s'en revenaient de guerre
Le plus jeune a
dans sa bouche une rose
La fille du roi
était à sa fenêtre:
Joli tambour,
donnez moi votre rose
Fille du roi
donnez-moi votre cœur
Joli tambour,
demandez-l'a mon père!
Sire le roi,
donnez moi votre fille
Joli tambour
tu n'es pas assez riche
Sire le roi,
ne suis bien que trop riche:
J'ai trois vaisseaux
dessus la mer jolie
l'un chargé d'or
l'autre de pierreries
Et le troisième
Pour promener la mie.
Joli tambour
dis-moi quel est ton père?
Sire le roi
c'est le roi d'Angleterre,
Et ma mère est
la reine de Hongrie
Joli tambour
je te donne ma fille
Sire le roi
je vous en remercie:
Dans mon pays,
y en a de plus jolies.
Ça ira
Refrain
Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!
Les aristocrates à la lanterne
Ah! Ça ira! Ça ira! Ça ira!
Les aristocrates, on les pendra!
V' là trois cents ans qu'ils nous promettent
Qu'on va nous accorder du pain.
V' là trois cents ans qu'ils donnent des fêtes
Et qu'ils entretiennent dans catins!
V' là trois cents ans qu'on nous écrase
Assez de mensonges et de phrases!
On ne veut plus mourir de faim!!!
V' là trois cents ans qu'ils font la guerre
Au son des fifres et des tambours
En nous laissant crever de misère.
Ça ne pouvait pas durer toujours...
V' là trois cent ans qu'ils prennent nos hommes
Qu'ils nous traitent comme des bêtes de somme.
Ça ne pouvait pas durer toujours!
Le châtiment pour vous s'apprête
Car le peuple reprend ses droits.
Vous vous êtes bien payé nos têtes,
C'en est fini, messieurs les rois!
Il faut plus compter sur les nôtres:
On va s'offrir maintenant les vôtres,
Car c'est nous qui faisons la loi!
Le chant du départ
La victoire en chantant nous ouvre la barrière.
La liberté guide nos pas,
et du Nord au Midi la trompette guerrière.
A sonné l'heure des combats.
Tremblez, ennemies de la France!
Rois ivres de sang et d'orgueil!
Le peuple souverain s'avance:
Tyrans, descendez au cercueil!
Refrain:
La République nous appelle,
sachons vaincre ou sachons périr:
Un Français doit vivre pour elle,
Pour elle un Français doit mourir!
La mère d'une famille:
De nos yeux maternels ne craignez pas les larmes;
loin de nous de lâches douleurs!
Nous devons triompher quand vous prenez les armes.
C'est aux rois à verser des pleurs.
Nous vous avons donné la vie,
Guerriers! Elle n'est plus à vous;
Tous vos jours sont à la patrie:
elle est votre mère avant nous!
Deux vieux hommes:
Que le fer paternel arme la main des braves!
Songez à nous, au champ de Mars;
Consacrez dans le sang des rois et des esclaves.
Le fer béni pas vos vieillards;
et rapportant sous la chaumière.
Des blessures et des vertus,
venez fermez notre paupière.
Quand les tyrans ne seront plus!
Un enfant:
De barra, de Viala, sort nous fait envie:
Ils ont morts, mais ils ont vaincu.
Le lâche accablé d'ans n'a point connu la vie;
Qui meurt pour le peuple a vécu.:
Vous êtes vaillants, nous le sommes:
Guidez-nous contre les tyrans;
Les républicains sont des hommes,
Les esclaves sont des enfants!
Une épouse:
Partez, vaillants époux, les combats sont vos fêtes,
Partez, modèles des guerriers.
Nous cueillerons des fleurs pour enceindre vos têtes,
Nos mains tresseront vos lauriers.
Et, si le temple de mémoire
S'ouvrait a vos mânes vainqueurs,
Nos voix chanteront votre gloire,
Nos flancs porteront vos vengeurs.
Une jeune fille:
Et nous, sœurs des héros, nous, qui de l'hymène
Ignorons les aimables nœuds,
Si pour s'unir un jour a notre destinée
Les citoyens forment des vœux,
Qu'ils reviennent dans nos murailles
Beaux, de gloire et de liberté,
Et que leurs sang dans les batailles
Ait coulé pour l'égalité.
Trois guerriers:
Sur ce fer, devant Dieu, nous jurons à nos pères,
A nos épouses, a nos sœurs,
A nos représentants, à nos fils, à nos mères
D'anéantir les oppresseurs.
En tous lieux, dans la nuit profonde
Plongeant l'infâme royauté,
Les Français donneront au monde
Et la paix, et la liberté.
Refrain (chœur général).
On va leur percer le flanc
On va leur percer le flanc
ran tan plan tire lire lan
On va leur percer le flanc
ran tan plan tire lire lan
ah c'que nous allons rire
ran tan plan tire lire
on va leur percer le flanc
ran tan plan tire lire lan
On va leur percer le flanc
ran tan plan tire lire lan
Le p'tit tondu sera content
ran tan plan tire lire lan
ça lui f'ra bien plaisir
ran tan plan tire lire
le p'tit tondu s'ra content
ran tan plan tire lire lan
car c'est de cela que dépend
ran tan plan tire lire lan
le salut de l'empire
ran tan plan tire lire
on va leur percer le flanc
ran tan plan tire lire lan
(couplet subversif)
Pour lui plaire il faut du sang
ran tan plan tire lire lan
ah c'que nous allons rire
ran tan plan tire lire
Pour lui plaire il faut du sang
ran tan plan tire lire lan
Napoleon avait 500 soldats
Napoléon avait 500 soldats
Napoléon avait 500 soldats
Napoléon avait 500 soldats
marchant du même pas
Napoléon avait 600 soldats
Napoléon avait 600 soldats
Napoléon avait 600 soldats
marchant du même pas
etcétéra........
Le trente et un du mois d'août
Refrain
Buvons un coup, buvons en deux
A la santé des amoureux,
A la santé de Roi de France,
Et merde pour le roi d'Angleterre
Qui nous a déclaré la guerre.......
Le trente et un mois d'Août,
on vit venir sous l'vent à nous,
Le trente et un mois d'Août,
on vit venir sous l'vent à nous,
une frégate d'Angleterre
Qui fendait la mer et les flots
c'était pour attaquer Bordeaux....
Le commandant du bâtiment,
fit appeler son lieutenant,
"lieutenant, te sens-tu capable,
dis moi, te sens-tu assez fort
pour prendre l'Anglais à son bord?"
Le lieutenant, fier et hardi,
lui répondit: "Capitaine, oui",
Fait branle-bas à l'équipage
je vas hisser not'pavillon
qui rest'ra haut, nous je jurons!
Le maître donne un coup d' sifflet,
Pour faire monter les deux bordées,
tout est paré pour l'abordage,
Hardi gabiers, fiers matelots,
braves canonniers, mousses periots!
Vire lof pour lof en arrivant,
je l'abordions par son avant
a coups de haches et de grenades,
de piques, de sabres, de mousquetons,
en trois cinq sec, je l'arrimions!
Que dira-t-on de grand rafiot,
a Brest, à Londres et à Bordeaux,
Qu'a laissé prendre son équipage.
Par un corsaire de dix canons
lui qu'en avait trente et si bons!
La chanson de l'oignon
J'aime l'oignon frit à l'huile
J'aime l'oignon quand il est bon
J'aime l'oignon frit à l'huile
J'aime l'oignon quand il est bon
Refrain
au pas camarade, au pas camarade
au pas, au pas, au pas
au pas camarade, au pas camarade
au pas, au pas, au pas
Un seul oignon frit à l'huile
un seul oignon nous change en lion
Un seul oignon frit à l'huile
un seul oignon nous change en lion
Mais pas d'oignon aux autrichiens
non pas d'oignon à tous ces chiens
Mais pas d'oignon aux autrichiens
non pas d'oignon à tous ces chiens
Un gai luron des Flandres
Un gai luron de Flandre
s'en vint en Wallonie
s'en vint
s'en vint en Wallonie.
Pour y conter des fables,
des fables de son pays
tra la la la
tra la la la
des fables de son pays.
Heureux peut entendre
entendre de ses chansons
tra la la la
tra la la la
entendre de ses chansons.
Passant par Paris
Il s'agit ici d'une vieille complainte de matelots antérieure à la Révolution.
Connue surtout dans la marine en bois des siècles passés, elle ne fit la conquête
de Paris qu'en 1870, lorsque les Prussiens, après leur victoire sur l'armée de
Napoléon III, vinrent assiéger la capitale Française le 18 septembre 1870.
Car c'était alors des marins qui servaient les canons dans les forts qui
entouraient Paris. Ils apportèrent cette chanson à virer au cabestan
Passant par Paris,
vidant la bouteille
Passant par Paris,
vidant la bouteille
un de mes amis
me dit à l'oreille.
Refrain
Bon, bon, bon.
Le bon vin m'endort,
l'amour me réveille.
Le bon vin m'endort,
l'amour me réveille encore'.
Un de mes amis
me dit à l'oreille.
Jean prends garde à toi.
L'on courtis ta belle.
--Courtis' qui voudra,
je me fie en elle.
J'ai eu de son cœur,
La fleur la plus belle.
Dans un beau lit blanc,
Gréé de dentelles.
J'ai eu trois garçons,
tout trois capitaines.
L'un est à Bordeaux,
l'autr' à La Rochelle.
L'plus jeune à Paris,
courtisant les belles.
Et l' père est ici,
Qu' hal' sur la ficelle.
Chantons pour passez le temps
Chantons pour passer le temps.
Les amours passées d'une belle fille.
Chantons pour passer le temps.
Les amours passées d'une fille de quinze ans
Aussitôt qu'elle fut promise
Aussitôt elle changea de mise
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du navire
Et prit l'habit de matelot
Et vint s'embarquer à bord du bateau
Le capitaine du bâtiment
Etait enchanté d'un si beau jeune homme,
Le capitaine du bâtiment
Le fit appeler sur l'gaillard avant
"Beau mat'lot, ton joli visage,
Tes cheveux et ton joli corsage
Me font toujours me rappeler
Z'à une beauté que j'ai tant aimée,
Me font toujours me rappeler
Z'à une beauté que du port de Lorient.
"mon capitaine, assurément,
Vous me badinez, vous me faites rire,
Je n'ai ni frère, ni parent
Et ne suis pas né au port de Lorient.
Je suis né à la Martinique,
et même je suis enfant unique,
Et c'est un vaisseau Hollandais
qui m'a débarqué au port de Calais".
Ils ont bien Vécu sept ans
Sur le même bateau sans se reconnaître,
Ils ont bien vécu sept ans,
se sont reconnus au débarquement.
"puisqu'enfin l'amour nous rassemble.
Nous allons nous marier ensemble,
l'argent que nous avons gagné,
Il nous servira pour nous marier".
(Lente)
Celui qu'a fait cette chanson,
C'est le gars Camus, gabier de misaine,
Celui qu'a fait cette chanson,
c'est le gars Camus, gabier d'artimon
Matelot, faut hisser d'la toile,
Au cabestan faut qu'tout l'monde y soie
(Vite)
Et vire, et vire, vire donc,
Sans ça t'auras rien dedans ta gamelle
Et vire, et vire, vire donc
Sans ça t'auras pas d'vin dan ton bidon
La piémontaise
Oh! Que je suis donc a mon aise
quand j'ai ma mie auprès de moi
(auprès de moi)
de temps en temps je la regarde
ma mie, mon cœur embrasse moi!
de temps en temps je la regarde
ma mie, mon cœur embrasse moi!
Comment veux-tu que je t'embrasse,
quand on me dit du mal de toi
(du mal de toi)
On dit que tu pars pour la guerre
dans le piémont, servir le Roi.
On dit que tu pars pour la guerre
dans le piémont, servir le Roi.
Ceux qui t'ont dit cela ma belle,
ils t'ont bien dit la vérité
(la vérité)
Mon cheval est à l'a curie,
selle, bride, prêt à partir.
Quand tu seras dans ses compagnes,
tu ne penseras plus i moi
(plus i moi)
Tu penseras aux piémontaises
qui sont cent fois plus belle que moi.
Si fait, si fait, si fait ma belle,
je penserai toujours i toi
(toujours i toi)
Je ferai faire une belle image
toute à la semblance de toi.
Quand je serai qu'à table, a boire,
a mes camarades je dirai
(je dirai)
Chers camarades, venz voiz(e),
cell'que mon cœur a tant aimée......
je l'ai aimée, je aimée encore
je l'aimerai tant qu'je vivrai
(qu'je vivrai)
Je l'aimerai quand j'serai mort(e)
si c'est donne aux trépasses
Alors, j'ai tant verse de larmes,
que toi moulins en ont tourné
(en ont tourné)
petits ruisseaux, grandes rivières,
pendant trois jours ont débordé
La carmagnole
Tout le monde s'entend sur la date des paroles de ce chant révolutionnaire:
elles furent composées au lendemain de la chute de Louis XVI
Madame veto avait promis
De faire égorger tout Paris.
Madame veto avait promis
De faire égorger tout Paris.
Mais le coup a manqué
Grâce à nos canonniers.
Refrain
Dansons le Carmagnole,
Vive le son, vive le son,
Dansons le Carmagnole,
Vive le son du canon!
Monsieur Veto avait promis
D'être fidèle a son pays.
Mais il y à manqué
Ne faisons plus d'quartier.
Antoinette avait résolu,
De nous fair'tomber sur le cu.
Mais son coup a manqué
Elle a le nez cassé.
Son mari se croyant vainqueur
Connaissait peu notre valeur.
Va, Louis, gros paour
Du Temple dans la tour.
Les Suisses avaient tous promis
Qu'ils feraient feu sur nos amis.
Mais comme ils ont sauté
Comme ils ont tous dansé!
Quand Antoinette vit la tour
Elle voulut faire demi-tour
Elle avait mal au cœur
De se voir sans honneur.
Lorsque Louis vit fossoyer,
A ceux qu'il voyait travailler
Il disait que pour peu
Il Etait dans ce lieu
Le patriote a pour amis
Tous les bonnes gens du pays.
Mais ils de soutiendront
Tous au son du canon.
L'aristocrate a pour amis
Tous les royalistes à Paris.
Ils vous les soutiendront
Comme de vrais poltrons.
Les gendarmes avaient promis
Qu'ils soutiendraient tous leur pays.
Mais ils n'ont pas manqué
Au son du canonnier.
Amis, restons toujours unis
Ne craignons pas nos ennemis
S'ils viennent nous attaques,
Nous les ferons sauter.
Oui je suis sans-culotte, moi
En dépit des amis du roi.
Vivent les Marseillois
Les Bretons et nos loi!
Oui, nous nous souviendrons toujours
Des sans-culottes de faubourgs.
A leur santé buvons
Vivent ces bons lurons!
Le mercenaire
Il arrive même que l'on frôle la révolte, comme en
témoigne cette chanson de l'Ancien Régime, composée pas "un tambour du
bataillon", Le soldat mécontent
Pour être au Service de Français
Il faut être beau et bien fait
Il faut savoir le maniement des armes
De peur que le major ne fasse jouer sa canne
Dès le matin au pont du jour
On entend ce maudit tambour
Dès le matin au pont du jour
On entend ce maudit tambour
Qui nous appelle à ce noble exercice,
Et toi, pauvre soldat, c'est ton plus grand supplice.
Les caporaux et les sergents
Nous font aligner sur deux rangs.
L'un dit: "Recule!" et l'autre dit : "Avance!"
Et toi, pauvre soldat, faut prendre patience.
Si l'argent de prêt est mangé
Il ne faut pas t'en étonner.
Les caporaux s'en vont boire de la bière
Et toi, pauvre soldat, va boire à la rivière.
La patience que nous perdrons
Si jamais en guerre nous allons!
Ah, si jamais nous partons en campagne
Les grand coups de fusil paieront le coups de canne.
La première fois que j'ai tire
Mon capitaine j'ai tue
Mon capitaine et mon lieutenant Jean-Foutre
Courage mes chers amis, l'armée est en déroute.
Qui a composé la chanson?
C'est un tambour de bataillon.
C'était un soir, en battant la retraite,
En pensant à sa mie, que toujours il regrette.
Jean-François de Nantes
C'est Jean-François de Nantes
Oué, Oué, Oué.
Gabier de la Fringante.
Oh! Mes bouées Jean François.
Débarque de campagne
Oué, Oué, Oué.
Fier comme un roi d'Espagne
Oh! Mes bouées Jean-François.
En vrac dedans sa bourse
Il a vingt mois de course.
Une montre , une chaîne
Qui vaut une baleine,
Branl'bas chez son hôtesse
Carambole et largesses,
La plus belle servante
L'emmèn'dans sa soupente,
De concert avec elle
Navigue sur mer belle,
En vidant la bouteille
Tout son or appareille,
Montre, chaîne se baladent.
Jean-François est malade,
A l'hôpital de Nantes
Jean-François se lamente
Et des draps de sa couche
Déchire avec sa bouche,
Pauvr' Jean-François de Nantes
Gabier de la Fringante